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Le  Gratin Dauphinois  est   la vitrine des étudiants du Master Presse et communication économiques et sociales de Dauphine. Bienvenue dans notre version électronique en attendant la sortie de notre journal papier.

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Samedi 9 février 2008

 

 

            

Performante et Victorieuse. Machine implacable de conquêtes, l’équipe première de football de Dauphine a été, l’année dernière, de tous les combats ! Et, jusqu’au bout, jusqu’au dernier instant de jeu, elle n’a jamais failli.

Coup de sifflet final. 2-0. L’INSA Lyon tourne les talons, s’abandonne à la pelouse et à la déception. Les joueurs dauphinois, rayonnent de joie. Ils sont sacrés champions de France. Champion de France. L’an passé, ravissant la reluisante comparaison à l’INSA, Dauphine a dominé la compétition comme l’OL domine la Ligue 1 ! Meilleure attaque et meilleure défense de la compétition, l’équipe dauphinoise, qui évolue dans la filière « grandes écoles », a brillamment offert à l’université parisienne son premier titre en sport collectif.

Et ainsi, nos footballeurs ont véhiculé aux six coins de l’hexagone le nom et l’image de notre faculté. Et ces mots qui demeurent, à Paris comme ailleurs, sur de nombreuses lèvres : Champions de France ….

Jouant généralement en 4-4-2, les quatre milieux étant disposés en losange, l’équipe a été portée tout au long de la saison par l’excellent n°10 Samir Ben Gelloun, qui joue par ailleurs en CFA2. Grâce à sa technique et à sa vision, le meneur de jeu a su faire monter l’équipe d’un cran.

Il a été soutenu en attaque par Antonin Houille qui est également un des principaux artisans de la victoire : avec vingt réalisations, il est le meilleur buteur dauphinois. Seule déception, les joueurs ont montré certaines difficultés sur les coups de pied arrêtés.


Victorieuse, et pourtant !

L’équipe dauphinoise n’a pas pour elle les avantages de ses adversaires : n’ayant pas un créneau horaire dégagé pour l’ensemble des joueurs, l’équipe n’est jamais au complet à l’entrainement. D’autre part, du fait de la mauvaise planification des cours le jeudi après-midi (normalement réservé pour le sport universitaire), certains joueurs ne peuvent se rendre aux matchs. Aucune des grandes écoles de la compétition n’est confrontée à ce problème d’organisation, ce qui vient, après le sentiment d’inégalité, ajouter un peu plus de prestige à la victoire des champions dauphinois.

Pour l’année en cours, Dauphine a déjà remporté ses trois premières rencontres haut-la-main. L’équipe, qui est à peu près la même que l’an passé, devra cependant se méfier des joueurs de l’ESSEC et de ceux d’HEC. Mais peu importe les adversaires, car de toute façon, il faudra les surclasser tous pour réaliser l’objectif de l’entraineur Jean-François Durand : « réaliser le doublé historique » ! On attend donc avec impatience la finale à Bordeaux, en espérant pouvoir y encourager notre équipe, et qui sait, remporter ce second titre…


Romain Houette

Par Gratin dauphinois - Publié dans : Dauphine
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Mardi 5 février 2008

 


11h - Dauphine, Le hall est bondé comme d’habitude à cette heure là. Beaucoup d’étudiants se dirigent prestement vers leurs partiels.
 

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Une petite foule s’est formée autour de la nouvelle cafétéria du Crous juste à droite de l’entrée. La réouverture était annoncée pour ce mardi 5 février et les portes vitrées laissaient voir la nouvelle déco depuis une semaine.
 
 

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Une scène très universitaire a lieu alors : une affichette indique qu’en raison d’un léger problème l’ouverture est un peu différée… derrière ce panneau des personnes s’activent autour d’une machine à café qui a créé une mini inondation dans les nouveaux locaux.
 

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Certains étudiants essayent de rentrer furtivement pour se diriger vers le fond de la salle où trône un immense bar. Mais ! « Non messieurs, la cafétéria ouvre dans 15min ». Le personnel du CROUS commence à montrer des signes d’agacement devant l’impatience des étudiants.
 
11h30 - Les premiers étudiants ont renoncé. Plus grand monde devant l’entrée vitrée mais le personnel sait qu’il n’a que quelques minutes avant l’intercours fatal de 11h45…
 

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11h50 - Un groupe important s’est formé devant l’entrée car les étudiants viennent de sortir de cours et sont affamés.
  

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12h00 - Dans un calme relatif très dauphinois une file d’attente s’est formée jusqu’au bar du fond. Aucun signal n’a été donné mais de façon naturelle, telle une main invisible, la cafétéria est ouverte.
 
Un bel endroit victime de son succès, à 14h il n’y avait plus rien.
 

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Aurélien Romano & Julie Saulnier

Par Gratin dauphinois - Publié dans : Dauphine
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Vendredi 18 janvier 2008

 

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Dauphine. Jeudi 17 janvier 2008.

Rachida Dati, Ministre de la justice, est venue à l’Université Paris-Dauphine répondre aux questions des étudiants sur sa réforme de la justice. L’amphithéâtre est plein à craquer, des journalistes et une grande majorité de Dauphinois. Tant, que tous n’ont pas pu entrer. 

Le président de l’association Dauphine Débat Discussion (DDD), qui s’est chargé de l’organisation de la rencontre, introduit la Garde des Sceaux par un portrait. Il souligne que Rachida Dati ne doit rien au hasard. Si elle est là où elle se trouve aujourd’hui, c’est essentiellement grâce à sa volonté, son acharnement, son élégance et sa différence. 

L’invité d’honneur lui succède. Rachida Dati rectifie les coquilles parsemées, à l’insu de son rédacteur, dans son portrait. Elle souligne le fait que sa réussite ne tient pas à son physique et encore moins à son prévaloir d’origine. Comme son mentor, Nicolas Sarkozy, sans qui elle ne serait rien selon ses propos, c’est grâce à son travail, ses valeurs et ses convictions qu’elle a réussi. Rachida Dati n’a jamais laissé aucune place au hasard et prend depuis toujours son destin en mains. Une fois la vérité rétablie, la Ministre attaque son discours par une énumération des chantiers engagés en 2007. Lutte contre les récidivistes, création de postes de contrôleurs de prison, révision de la Constitution, réforme de la carte judiciaire…tout est cité. Et puis en ce début d’année, il faut penser aux résolutions. C’est donc sur les chantiers de 2008 qu’elle passe plus de temps. Y sont mentionnées la réforme de la justice, la dépénalisation du droit des affaires et dans une dimension plus européenne, la ratification du traité simplifié. Le rythme du calendrier du ministère de la Justice sera encore plus soutenu qu’en 2007. 

Chacune de ses idées est acclamée par le public. Rachida Dati est plébiscitée par les Dauphinois, réputés de droite. Le débat est presque trop facile. Si les journalistes de DDD tentent d’appuyer là où ça peut faire mal, le Garde des Sceaux s’en sort en restant focalisée sur des exemples précis. Mais peu importe à l’auditoire qui est déjà conquis par le personnage. 

L’exposé de sa mesure phare notamment, la réforme de la carte judiciaire, remporte un véritable succès dans l’hémicycle. « Le 1er janvier 2008 j’ai lancé la réforme que l’on attendait depuis 1958 ! ». Tonnerre d’applaudissements. Sur le modèle de conviction du Président de la République, elle affirme assumer ses choix : « le politique doit décider (…) je n’ai pas de tabous, j’assume qu’il faille de la fermeté ». 

Le dernier thème est consacré aux municipales de 2008. Rachida Dati est candidate à la Marie du 7ème. Un nouveau défi qu’elle se lance tout en précisant qu’en « politique, rien n’est jamais gagné d’avance ». Etre élue locale c’est la continuité de son parcours politique, selon elle, une manifestation de son goût prononcé pour la politique. Et lorsqu’un des journalistes lui demande si elle cherche à s’émanciper de la tutelle du Président de la République, elle répond qu’elle a « toujours été extrêmement libre, (…) Nicolas Sarkozy laisse une liberté totale aux membres de son équipe. Il a une confiance absolue en eux aussi bien sur les dossiers que sur les initiatives ». Et de souhaiter à toutes les personnes présentes d’avoir un patron comme Nicolas Sarkozy… 

Les plus aguerris auront tout de même remarqué que les extrémités de la lettre "M" due l'arrière plan forment des cornes de diable à la  Ministre de la Justice tant aimée des Dauphinois.


Julie Saulnier
Par Gratin dauphinois - Publié dans : Dauphine
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Jeudi 17 janvier 2008

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Jacques Hubert-Rodier, éditorialiste de politique internationale aux Echos
Faites vous partie des journalistes des Echos qui se sont opposés à la vente à LVMH? Si oui, pourquoi?
La question n'a pas été de s'opposer à la vente ou non des Echos à un groupe ou à un autre. Mais plus de 90% des journalistes ont dénoncé les risques de conflit d'intérêt qui peuvent exister entre un titre de presse qui écrit régulièrement sur un groupe comme LVMH et sa soixantaine de marques. De plus la décision du groupe Pearson de signer confidentiellement une "clause d'exclusivité" avec LVMH, s’opposant ainsi à toute offre concurrente, a laissé sceptiques la majorité journalistes. Or à mes yeux, une économie de marché signifie "transparence" et "concurrence". Le best price, best practice américain n’est pas sans fondement! Et apparemment l'offre de Fimalac, soutenue par la rédaction dans son ensemble, était supérieure à celle de LVMH…

 Pourquoi un quotidien économique ne serait pas une entreprise comme les autres?
Tout pays, toute entreprise, tout secteur se conçoit comme une exception, et notamment la presse économique. Seulement son fonctionnement n'est pas le même que celui d’une usine d’automobiles. L'indépendance et la fiabilité ne sont pas que des vertus morales, elles doivent faire partie intégrante du processus de fabrication du journal. Evidemment le concept n’est pas facile à manier et la question des risques de manipulations existent : qui informe un journaliste ? A quelle fin ? Pourquoi traiter tel ou tel sujet ? Cela dit comment croire un quotidien économique détenue par une société lorsqu'il écrit sur elle ou son concurrent? C'est l'un des problèmes. C'est pourquoi l'ensemble de la rédaction a souhaité obtenir une charte sur l'indépendance des Echos. Le secteur de la presse écrite aujourd’hui n’est pas très porteur car directement concurrencé par les "gratuits" et Internet. Notre titre qui reste dans son domaine économique, a réussi à garder la tête hors de l’eau. C'est peut être là, la plus grande spécificité d'un journal économique, c'est de le rester en grande partie. Et pour cela il faut qu'indépendance et fiabilité soient presqu'une raison d'être. Sinon qui achètera demain les Echos?

Pensez-vous que la détention des journaux par des groupes de presse est un gage d'indépendance?
Pas forcément mais c'est en règle générale plus facile de garantir l'indépendance. On l'a vu d'ailleurs avec le groupe Pearson, le Wall Street Journal l'a connu aussi avec les Bancroft... Nous avons été très indépendants, le Wall Street l'a été. Néanmoins, on peut imaginer être détenu par un groupe de presse très militant, politiquement ou économiquement. Aussi, à la question de l’indépendance s’ajoute celle de la démonopolisation. Car si je détiens tous les groupes de presse, toutes les télés, toutes les maisons d'éditions, comment garantir l'indépendance?!


Au quotidien, qu'est-ce que signifie pour vous l'indépendance d'un journaliste?
Pas d'interférence des pouvoirs économique, politique dans la rédaction, le choix des sujets, et le moins possible d'autocensure !



 
Propos recueillis par Julie de la Brosse
 
 
Par Gratin dauphinois - Publié dans : Economie
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Mercredi 26 décembre 2007
 
Interview exclusive de Mickaël Trodoux
 

 
Entretien avec Mickaël Trodoux, jeune acteur prometteur, révélé par la série jeunesse de France 2, Cœur océan. 
Mickaël Trodoux est un jeune acteur talentueux, remarqué en 2006 dans la série Cœur Océan. Originaire de Sedan, il vit à Paris depuis une vingtaine d’années. Enfant, il ne se destinait pas à être acteur, mais rêvait de devenir pilote de ligne. Pourtant, il incarne depuis deux saisons le beau Matteo de la série jeunesse de France 2. Cœur Océan est diffusé également tous les jours sur MCM. Entretien avec ce jeune comédien prometteur.

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Quand ont été tournés les épisodes de Cœur Océan, la série qui t’a révélé et a eu un grand succès auprès des 15-24 ans ?
La première saison a été réalisée en 2006, la deuxième entre avril et juin 2007. Au printemps prochain, nous allons tourner la troisième et sans doute dernière saison. France 2 doit faire évoluer les productions et je pense qu’avec la saison 3 nous allons aller au bout de chaque personnage … Pendant les tournages, il fait assez froid, car c’est le printemps et on doit faire comme s'il faisait 25 degrés. 

Avais-tu déjà mis les pieds à l’île de Ré ?
Non, jamais. Quand je suis arrivé la première fois, il pleuvait des cordes et on se croyait en Bretagne... Franchement je n’irai pas là-bas en vacances… Pour le même prix tu peux avoir des vacances beaucoup plus ensoleillées dans le Sud. De plus avec le froid, c’est dur de bien articuler lorsque l’on joue.
Pour avoir l’air bronzé, on fait des UV et il y a pas mal de maquillage… Pour ma part j’étais en Australie un mois avant le tournage l’année dernière, donc pas besoin de tous ces artifices.

Quel était ton parcours avant de tourner dans Cœur Océan ?
Avant Cœur Océan, j'ai eu un petit rôle dans Hell et Je vais bien ne t’en fais pas. J’ai aussi joué dans de nombreux courts-métrages. Dernièrement, j’ai tourné dans un long-métrage indépendant aux Etats-Unis. Cela a été une grosse expérience de deux mois à New York vraiment très enrichissante. Mais de 19 ans à 23 ans, j’ai fait essentiellement du mannequinat.

Comment as- tu été amené à être comédien ? Etait-ce un rêve d’enfant ?
Depuis tout petit, je voulais être pilote de ligne. Mais à cause de migraines à répétition, mon rêve s’est effondré. Un peu perdu, je me suis inscrit en économie à Assas après avoir failli intégré Dauphine. Peu motivé et obligé de travailler à côté, j’ai raté mon année. Je sentais bien que cela n’était pas ma voie. Alors, pour réfléchir, j’ai pris une année sabbatique. Mais j’ai dû trouver un boulot, car ma mère refusait de financer mes « vacances ». Avec juste un Bac S en poche, je me suis orienté vers le mannequinat. Cela a tout de suite marché, et pendant cinq ans, j’ai beaucoup voyagé et gagné pas mal d’argent. Lors de cette période, de nombreux réalisateurs de pub m’ont conseillé de prendre des cours de comédie. Vers 23 ans je me suis lancé et j’ai pris des cours….
Mais c’est à 15 ans que je suis monté sur scène la première fois. Ma classe avait été choisie pour participer à un spectacle à Bercy et j’avais décroché le rôle principal. Cette expérience est toujours restée dans un coin de ma tête…

Dans la série, tu as 20 ans, est-ce difficile de jouer un personnage plus jeune ?
Non, pas du tout cela ne me pose pas de problème. Au contraire… Je peux utiliser mon expérience car je me souviens bien de cette période de ma vie. Lorsque dans mon adolescence, je passais aussi deux mois de vacances avec un groupe de potes. Lorsque cela est possible, je travaille à fond sur mes expériences pour jouer.

Le tournage s’est-il bien passé ? Avais- tu de bonnes relations avec les autres comédiens ?
La deuxième année oui, mais je ne dirais pas la même chose de la saison 1… La première année j’habitais avec les deux garçons dans la même maison, Matthieu Tribes ( Etienne dans la série) venait de temps en temps. On avait de bonnes déconnades de mecs, mais pour la vie en communauté ça n’allait pas du tout. La relation entre les filles et les autres mecs n’étaient pas terribles non plus. Je pense que c’est simplement une question de maturité ; ils n’étaient pas habitués à vivre seuls et en collocation.

Revois-tu les comédiens en dehors des périodes de tournage ?
Avec l’équipe technique, ça se passe super bien, tout le monde habite dans mon quartier. On se fait souvent de grands déjeuners tous ensemble ; c'est une grande famille.
 
Quels sont tes projets après Cœur Océan ?
J’ai monté une compagnie l’année dernière, et on est en train de monter une pièce pour septembre 2008 qui se jouera à Paris. La pièce s’appelle « Le béret de la Tortue » de Jean Dell et Gerald Sibleyras. C’est une comédie de situation : trois couples de trentenaires louent la même villa pour les vacances et l’ambiance va se détériorer. Parallèlement, je continue à passer des castings ; je vais peut-être tourner dans un long-métrage et un téléfilm, avec des rôles plus intenses que Cœur Océan. Cette série est pour moi une étape. Aujourd’hui, j'ai envie de jouer des rôles où il y a plus de matière et plus de mon âge. J’aimerais bien qu’on m’offre des rôles de composition qui ne collent pas simplement à un physique.
 
Comment expliques-tu le succès de la série auprès des 15-25 ans ?
La série a bien marché car chacun peut s’identifier facilement aux personnages. Plusieurs sujets importants sont traités : l’homosexualité, le suicide, les premières expériences sexuelles…
Que préfères-tu ? Le cinéma, le théâtre ou la télévision ?
Evidemment, je n’aimerais faire que des premiers rôles au cinéma (rires). Mais le théâtre est pour moi un challenge. C’est excitant de toujours faire quelque chose de différent. Malheureusement ce n’est pas grâce à ça qu’un comédien gagne sa vie. Mais je reproche au cinéma français d’être souvent trop naturaliste. Ce n’est pas assez éclectique et on tombe souvent dans le cliché de l’histoire d’amour entre un mec pas terrible et une fille canon. J’aime beaucoup le cinéma asiatique et anglo-saxon. Je vais sans doute prendre un agent à Londres, c’est un moyen d’accéder aux productions américaines tournées en Europe.

Jusqu’où es-tu prêt à aller pour réussir ?
Je n’ai pas honte de le dire, je refuse de sacrifier ma vie de famille pour ce métier ! Il va falloir que ça soit un escalier que je monte et non pas que je descende… Je ne veux pas devenir figurant professionnel comme certains acteurs de 40/ 50 ans… Si je suis à Paris, c’est parce que c’est là que tout se passe pour le cinéma français. Mais pourquoi pas partir m’installer à l’étranger. Je parle plutôt bien anglais, même si je me méfie de l’American Dream pour les acteurs français. Peu tirent leur épingle du jeu. De plus, c’est très difficile de partir comme ça, il faut savoir où on met les pieds pour ne pas se planter…

Voir sa démo
 
  

 
Propos recueillis par Claire Bonnichon
 
(La saison 3 de Cœur océan sera tournée cet été entre avril et juin à l’Ile de Ré et diffusée tout l’été sur France 2
 
Par Gratin dauphinois - Publié dans : Interviews
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Jeudi 13 décembre 2007

 

 

L’émission phare de M6 effectue son grand retour sur le net… 
Culture Pub  renaît de ses cendres et surfe désormais sur la vague Internet. C’est sous un nouveau format de quinze minutes réparties entre quatre rubriques (l’événement, le décryptage, l’actu et la chronique) que l’on retrouve tous les lundis Christian Blachas, l’animateur vedette de l’émission. 

En plus de ce rendez-vous hebdomadaire, le site Culture Pub propose un annuaire des publicités du monde entier classées par secteurs, pays, années, marques et thèmes. Vous voulez voir les pubs « les plus hot » du Brésil des années 70…. En quelques clics c’est fait. Le but affiché du « site de toutes les publicités du monde » est à terme de devenir la « première vidéothèque publicitaire du net ».
 
Le succès de l’émission paraît assuré car la version numérique reste au final peu christian-blanchas.jpg différente de la version classique.  L’émission a repris son ton impertinent, ironique et empreint de références destinées à un public adulte. C’est ce goût pour des sujets libres et grivois qui avait, semble-t-il coûté sa diffusion à l’émission sur M6. L’objectif d’annuaire publicitaire soulève plus de questions.
 
                                                                              Christian Blanchas, présentateur (google images)

Des sites déjà existants, comme Dailymotion ou YouTube, proposent des vidéos en ligne, dont des publicités. L’une des valeurs ajoutées de Culture Pub est, selon ses producteurs, « un décryptage de la société à travers le prisme de la publicité et un ton toujours distancié ».
 
Restée dix-huit ans à l’antenne, c’est sur les fidèles téléspectateurs que les producteurs de Culture Pub, CBTV, se reposent en premier lieu : jusqu’à 2,5 millions par semaine à son apogée. Pour le lancement, ils tablent sur un million de visiteurs uniques par mois. 
Comme le CSA n’a encore aucun droit de regard sur le net, l’émission a l’espace nécessaire pour retrouver son public. Un projet remontant à plus d’un an et pour lequel on n’hésite pas à faire de la … publicité ! 



Julie Saulnier & Aurélien Romano
Par Gratin dauphinois - Publié dans : Culture
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Dimanche 9 décembre 2007

 

espagne-guerre.jpg Le jeu nommé « Les Ombres de la guerre » a créé la polémique en Espagne lors de sa sortie, le 20 novembre dernier, jour anniversaire du décès de Franco. « Nationaliste ou Républicain ? Changez le cours de l’histoire » propose-t-il au gamers espagnols. Produit par les studios Legend le jeu sur la Guerre d’Espagne permet même de prendre la tête de la légion Condor et de rééditer le bombardement du village de Guernica ce qui tranche avec la tradition des jeux de simulation de guerre où les massacres de civils sont en général évités.

Le créateur du jeu Francisco Perez se veut pédagogue et affirme que grâce à des archives de la BBC et une chronologie incluses dans le jeu, il permet au jeune public de mieux connaître une page de l’histoire espagnole passé sous silence.

La sortie du jeu tombe en tous cas mal en Espagne où le gouvernement vient de faire voter pour la première fois, une loi « mémorielle » qui reconnaît les victimes de Franco. Le pays n’a toujours pas refermé cette page de son passé comme le souligne la fille du commandant Virgilio Leret, dont le nom apparaît dans le jeu et qui fut la première victime de Franco, le 18 juillet 1936. Elle déclare au Guardian : « Nous ne sommes toujours pas réconcilié avec le passé ».


Aurélien Romano

Retrouvez l'article sur : http://vudiciaparis.hautetfort.com/
Par Gratin dauphinois - Publié dans : Culture
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Vendredi 7 décembre 2007

 

L’expressionnisme allemand s’invite au musée Maillol. 250 œuvres d’Otto Dix, George Grosz ou encore Max Beckmann sont réunis pour une exposition dont le fil conducteur est l’effervescence des années vingt en Allemagne.



Otto-Dix.jpg Traumatisés par la première guerre mondiale qu’ils ont parfois vécue, ces artistes ont cherché à modéliser l’angoisse de cette époque. Tel Otto Dix, avec sa série de cinquante gravures intitulées « La guerre » (1924). Des cadavres en noir et blanc, déformés dans des paysages où la mort est omniprésente décrivent l’enfer des tranchées. Grosz matérialise l’horreur avec un style incisif, dépouillé (Morts 1915, encre sur papier), parfois en en se focalisant sur des  cadavres déchiquetés par des touches rouge sang. 

Le premier étage du musée est consacré à l’après-guerre, plus particulièrement à la représentation d’une société à deux vitesses. D’un côté, des anciens combattants, les ouvriers à la recherche d’une place dans l’Allemagne de Weimar. De l’autre, les classes aisées, qui s’enrichissent, et oublient la défaite et la crise économique dans l’alcool et la dépravation. George Grosz accentue la laideur des personnages qu’il met en scène pour exprimer tout le dégoût que lui inspire les hommes de son temps (L’orgie, 1922 ; Requin, 1920-21).


                                                                                        Claire Bonnichon et Xavier Demarle

 

Par Gratin dauphinois - Publié dans : Culture
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Dimanche 2 décembre 2007

modigliani.jpg Influencé par Cézanne, Modigliani, son ami et l’Ecole de Paris du début du XXe siècle, Chaïm Soutine est très méconnu et c’est dommage. Ses toiles sont un témoignage caractéristique et talentueux de son époque. Soutine, juif russe arrivé à Paris en 1913, combine la poésie de Chagall, la folie de Modigliani et le macabre de Bacon, un peintre qu’il a indéniablement influencé.
 
Offrir une rétrospective à cet artiste impressionnant est une idée géniale, la rater est une insulte. Le nouveau musée de la capitale, la Pinacothèque de Paris, ouvert depuis juin réussi à combiner les deux. Le lieu est très contemporain, voire trop. La scénographie de l’exposition oblige le visiteur à des contorsions pour lire les panneaux explicatifs qui font référence à des œuvres du peintre non présentées, pour contempler des tableaux mal éclairés et pour se faufiler dans une cave exiguë, présentée comme « un dédale dans les entrailles mystérieuses de la Ville ».
 
La présentation de cette exposition gâche le plaisir que peuvent procurer les toiles de Soutine. Des toiles hélas, si peu nombreuses et difficiles à contempler dans ce musée victime de son succès, et où il est difficile de trouver le calme tant l’affluence est grande. Malgré tout, il serait dommage de se priver de cette rétrospective qui veut remettre en valeur un artiste maltraité par son temps.   
Chaïm Soutine du 10 octobre 2007 au 27 janvier 2008 à la Pinacothèque de Paris, 28 place de la Madeleine, Paris 8e
 
 
Par Gratin dauphinois - Publié dans : Culture
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Mardi 27 novembre 2007

Les grèves n’ont pas seulement perturbé Monsieur tout le monde. Pour certains SDF qui ont fait du métro leur lieu de travail, les temps sont difficiles. Trop de monde pour faire la manche.
 
Ligne 3, station Anatole France. Voilà vingt minutes que les gens attendent qu’une rame montre le bout de son nez. « L’Anarchiste », comme il se fait appeler, vagabonde entre les attroupements de personnes. Il parle à l’un puis à l’autre. Il leur dit « qu’il ne faut pas faire la gueule », que « le métro va bien finir par arriver ». Puis il divague, parle politique, fait la cour aux jeunes femmes assises sur les sièges vert métalliques. Il explique qu’ « avec la grève, les gens sont plus attentifs à ses discours ». Ils attendent, ils n’ont rien d’autre à faire que se laisser porter un quart d’heure par la joute verbale de ce drôle de personnage. L’Anarchiste en profite, il fait son « show ». Mais les gens donnent-ils pour autant ? Une fois le métro arrivé, les passifs redeviennent actifs, forcent le passage pour parvenir à entrer dans le métro. Lui-même peine à y entrer. L’agressivité, l’énervement et le stresse remontent à la surface, la chance de l’Anarchiste est passée. Une fois le métro en route, c’est son gagne pain qui s’éloigne.
 
Station Saint-Lazare. Il y a plus de personnes sur le quai que dans le métro, pourtant déjà bien rempli. Chassé-croisé. Le « Chanteur » entre dans le premier wagon de la rame. Il est entouré de Parisiens pressés qui piétinaient d’impatience sur le quai.  Il se présente, affirme que les habitués de la ligne 3 le connaissent déjà et s’excuse pour son changement de programme. D’ordinaire, il pousse « la chansonnette avec sa gratte ». Mais étant données les circonstances, et sans vouloir importuner d’avantage les gens, c’est sans sa guitare qu’il est monté à bord. Il récite un poème. « Avant eux avant les culs pelés / La fleur l'oiseau et nous étions en liberté ». Il s’agit des  «Singes » de Jacques Brel. Un choix un brin moqueur qui ne fait pas fait l’unanimité.
 
A une jeune femme qui souhaite poliment une « bonne soirée » à l’Anarchiste, celui-ci lui répond « ne dites jamais « bonne soirée » à un SDF, c’est comme une insulte, à la rigueur, dites bonsoir… ». 





Julie Saulnier
Par Gratin dauphinois - Publié dans : Opinion/débat
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